La ménopause est une étape naturelle dans la vie d’une femme mais elle reste encore entourée d’idées reçues. Voici donc un vrai/faux pour faire le tri dans les informations.

La ménopause est là après un an sans règles.

Vrai. On dit que la ménopause est véritablement installée lorsque les règles sont absentes depuis une année. Avant cela, elles peuvent se raréfier ou s’arrêter temporairement avant de reprendre. Cette phase de transition, qui dure deux à quatre ans, s’appelle la périménopause.

Elle survient toujours à 50 ans.

Faux. Généralement, la ménopause arrive entre 45 et 55 ans, avec un âge moyen autour de 51 ans. Elle peut avoir lieu de manière anticipée, entre 40 et 45 ans. À l’inverse, elle est considérée comme tardive après 55 ans. Des facteurs génétiques, environnementaux ou médicaux peuvent influer.

Toutes les femmes n’ont pas de bouffées de chaleur.

Vrai. Les bouffées de chaleur ne touchent heureusement pas toutes les femmes. Quand elles surviennent, elles se traduisent par une brusque sensation de chaleur intense, au niveau du torse, du cou et du visage, suivie d’une rougeur.

Si vous êtes concernées et pour limiter leur survenue, évitez l’alcool, le café ou encore les plats épicés. Choisissez des vêtements légers et privilégiez les tissus respirants comme le coton. Vous pouvez également garder un brumisateur à portée de main pour vous soulager.

La ménopause entraîne une prise de poids.

Faux, mais… La ménopause s’accompagne souvent d’un ralentissement du métabolisme et d’une redistribution des graisses, notamment au niveau abdominal. Cependant, la prise de poids n’est pas une fatalité ! Une alimentation équilibrée, de type régime méditerranéen, ainsi qu’une activité physique régulière (marche, yoga, natation) aident à maintenir un poids stable.

Elle augmente le risque cardiovasculaire.

Vrai. La carence hormonale liée à la ménopause a un impact sur les facteurs de risque cardiovasculaire (cholestérol, hypertension, diabète, etc.). Ceux-ci sont, de plus, accentués par la cigarette ou le surpoids. Raisons supplémentaires de porter attention à son hygiène de vie et de se faire suivre régulièrement (au moins une fois par an) par son médecin traitant.

À cause d’elle, la libido est systématiquement en berne.

Faux. La ménopause peut entraîner une baisse de désir sexuel en raison des changements hormonaux. Mais, encore une fois, toutes les femmes ne sont pas concernées. En cas de trouble, il ne faut pas hésiter à en parler à son médecin, son gynécologue ou sa sage-femme.

Le traitement hormonal est indispensable.

Faux. Le traitement hormonal substitutif (THS) n’est proposé, par le médecin, qu’aux femmes dont la qualité de vie est altérée par leurs symptômes, à celles qui sont confrontées à une ménopause précoce (avant 40 ans) ou ont un risque accru de fractures liées à une perte de densité osseuse et n’ont pas de contre-indications (antécédents de cancer du sein ou risque cardiovasculaire). Le THS vient pallier la carence en œstrogènes et progestérone.

Rédaction : Journalistes de la CIEM