À vocation thérapeutique, les « serious games » allient plaisir et efficacité. À travers quelques exemples, voici comment ils transforment la prévention, la rééducation ou encore la gestion des maladies chroniques.
Les serious games, ou « jeux sérieux », s’imposent dans le champ de la santé avec une promesse alléchante : prendre soin de soi tout en s’amusant. Qu’ils soient disponibles sur console, ordinateur, Smartphone ou encore tablette, tous misent sur la gamification. Cette technique transpose les mécanismes du jeu (défi, progression, récompenses) dans des contextes sérieux. Résultat : on oublie l’effort, on retient mieux, et on agit plus efficacement.
Prévenir les accidents domestiques
Les « jeux sérieux » ont notamment prouvé leur intérêt dans le domaine de la prévention. À l’image de « Zéro accident : un jeu d’enfant ! », créé par l’université de Bretagne occidentale avec le soutien de la Direction générale de la santé (DGS). Il s’adresse, sous l’œil attentif des parents, aux enfants de moins de 5 ans. Ces derniers doivent y détecter les divers dangers cachés dans la maison et sécuriser les lieux. Une façon maligne d’éviter les accidents domestiques.
Apprendre à mieux vivre sa maladie
Ces jeux vidéo permettent aussi de mieux comprendre sa maladie. C’est le cas avec « Gluciboat », réalisé par des patients experts des associations de diabétiques et des médecins libéraux de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le joueur, atteint de diabète de type 2, participe à une croisière en Méditerranée. Au cours du voyage, il doit résoudre des énigmes et répondre à des questions sur sa pathologie, son traitement, son hygiène de vie… L’enjeu est ici de l’encourager à devenir acteur de sa santé afin de limiter le risque de complications.
Stimuler les malades
Autre piste de développement des serious games : favoriser la mobilité, dans un cadre médical. L’Institut du cerveau a ainsi développé « Toap Run » pour améliorer les troubles de l’équilibre et de la marche chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. Ils y incarnent un petit animal qui doit récolter des pièces sur son chemin, tout en évitant les obstacles. Pour cela, ils bougent l’ensemble de leur corps et réalisent des flexions, des torsions, etc. Un moyen ludique de se rééduquer, sans y penser.
Sensibiliser à l’impact sur la vie quotidienne
Enfin, ces outils peuvent aussi avoir un but éducatif. « Endo’travail » est, par exemple, conçu par l’association EndoFrance pour sensibiliser les salariés et les managers à l’impact de l’endométriose en milieu professionnel. Le joueur se met dans la peau de Catherine, une patiente qui rencontre différentes difficultés à cause de sa maladie. Le jeu propose des pistes pour trouver des solutions et améliorer son bien-être au travail.
Quel que soit leur domaine d’utilisation, les serious games deviennent incontournables pour prendre soin de sa santé, en jouant !
Jeux accessibles au grand public :
- Zéro accident : un jeu d’enfant ! : https://1000jours.fabrique.social.gouv.fr/zeroaccident/index.html
- Gluciboat : https://www.plateforme-etp-urps-ml-paca.fr/public/gluciboat/play
- Endo’travail https://www.endofrance.org/la-maladie-endometriose/travailler-avec-lendometriose/endotravail/
Illustrations et rédaction : CIEM